A propos

 

Estelle Séré, plasticienne, intervenante en arts plastiques

Estelle Séré vit et travaille à Bordeaux. Plasticienne de formation, diplômée de la faculté d’arts plastiques de Bordeaux III. 

Je suis une enfant qui n’a jamais cessé de dessiner… Mon équilibre, je le trouve en animant régulièrement des ateliers pour enfants et adultes en parallèle de ma pratique artistique. Si le thème du paysage semble dominer dans ma recherche plastique en peinture, j’aime tout autant passer du croquis en extérieur à une série de collage ou encore me plonger pour un temps dans mon journal créatif et mes carnets…

Diplômée de la faculté d’Arts Plastiques Michel de Montaigne Bordeaux III, je trouve mon équilibre entre ma pratique de la peinture et l’animation d’ateliers d’arts plastiques depuis plus de quinze ans, portée par ma passion pour la création des enfants. 

Une maxime qui ne me quitte jamais : “C’est ce que je trouve qui me dit ce que je cherche” .
Pierre Soulages

Estelle Séré - artiste peintre, Bordeaux

 

 

Côté réalisation 

Ma peinture explore le champ du paysage, parfois à la frontière de l’abstraction. 

Ce sont les carnets dans lesquels je griffonne, colle et note ainsi que mes repérages photographiques lors de promenades qui constituent la matière première de mes créations. . 

J’aborde ma pratique comme une exploration autour de la couleur en combinant différentes techniques : peinture acrylique ou huile, utilisation du pastel, crayon, fusain, pigments…  Mon travail est gestuel : j’estompe, j’essuie, je passe et repasse sur mes aplats colorés, à la recherche d’effets de transparences et de superposition. Sur la toile comme sur le papier, je laisse la part belle aux taches, aux coulures, aux “accidents”. J’aime les effets de surprise que font émerger la spontanéité du geste et le lâcher-prise. 

Les éléments naturels demeurent ces dernières années ma principale source d’inspiration. Mon œil s’attarde sur l’aspect graphique d’une tige ou des membranes d’une feuille, les nuances de lumière, les teintes minérales, les matières organiques, l’apparence de la mousse… 

J’aime bien l’idée de s’approprier le vocabulaire lié à la botanique pour le transposer dans le langage artistique : on fait “germer “une idée, on “cultive” une thématique comme un ‘jardin intérieur’,  on “récolte” des impressions et on “glane” des éléments qui constituent le ‘terreau’ de nos créations…

Observer, révéler, transformer, déplacer… A mon sens, le rôle d’un artiste est de prêter son regard pour permettre peut être de voir le monde sous un autre angle, et faire prendre conscience que le quotidien peut être source d’inspiration. 

 

 

Le monde d'Estelle Séré...

Comme un jour sans fin

<<  J’aime avant tout dans le travail d’Estelle Séré, l’idée que j’ai perçu au tout début de ma rencontre, celui d’un travail sans fin… comme un jour toujours le même qui recommence, mais qui n’est en fait jamais le même exactement…
C’est cette absence d’échelle qui doit créer ce sentiment, mais je n’en suis pas certain. C’est une force comme son sourire que l’on voit disparaître derrière le col roulé de son chandail. Les mots qu’elle peint sur ses toiles me donnent l’impression d’être ces néons suspendus en haut des gratte-ciel ou bien alors d’être ces vermicelles qui baignent dans la soupe des enfants.

Un univers pictural immense pour la fourmi et minuscule pour la girafe, composé de douceur et de sérieux, d’abstraction mystérieuse, de figuration onctueuse, de codes sans manuel ; ni compliqué à déchiffrer, ni évident à cerner sans aller au bout du jour voir poindre le soleil qui va revenir.. Univers d’une rare intelligence dans la mise en relation de la figure, des mots, de la couleur, de ces éléments et nuances qui font vibrer l’imaginaire.Un monde à l’image d’Estelle ; jeune femme mystérieuse, appliquée et généreuse dans lequel il nous est proposé de plonger pour un voyage sans fin, une destination renouvelable que l’on nomme : peinture.  >>

Texte de Christophe Massé – janvier 2007